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Répartition des espèces

Le changement climatique influence directement la distribution spatiale des espèces. Étudier la répartition d’espèces animales et végétales remarquables et construire des modèles pour en prédire la répartition future est particulièrement utile pour la gestion du territoire et la conservation des écosystèmes.

 

Prédire la distribution des espèces dans le futur en réponse aux changements climatiques est particulièrement utile pour la gestion et la conservation des espèces. En effet, les modèles fournissent des scénarios quant à l’évolution des paysages et les cartes ainsi créées apportent des outils pour les décideurs qui doivent établir des priorités environnementales.

Face au réchauffement climatique observé dans le massif du Mont-Blanc, les chercheurs tentent de prédire la répartition spatiale de la forêt et d'espèces emblématiques comme la renoncule ou l’épicéa.

 

 

Comment les chercheurs prédisent-ils la distribution future des espèces ?

La modélisation de la distribution spatiale des espèces est une technique qui permet de lier les occurrences actuelles des espèces – collectées lors des relevés de suivi de la biodiversité ou encore par contact aléatoire – avec des cartes de représentation des variables environnementales (climat, occupation humaine, topographie,…) dans le but de de créer des modèles statistiques reliant les espèces et leur environnement.

 

Modélisation et prédiction de la répartition spatiale d'une espèce © CREA Mont-Blanc

 

Ce type de modèle permet de déterminer la niche écologique des espèces, c’est-à-dire l’ensemble des conditions environnementales qui permettent à une espèce de vivre et de se reproduire. Grâce aux modèles de prédictions des variables environnementales, il devient ensuite possible de modéliser la distribution future des espèces en fonction de ces variables.

 

 

 

La forêt gagne du terrain

Dans le massif du Mont-Blanc, la surface forestière a augmenté de plus de 60% depuis le milieu du 20ème siècle, à l’inverse des tendances mondiales de recul de la forêt. Ceci est principalement lié au recul des activités pastorales (très peu de troupeaux de bétail paissent en été dans le massif) et dans une moindre mesure au changement climatique. Une telle progression n’est ni uniforme sur l’ensemble du massif, ni dépourvue de conséquences.

Menace sur la renoncule

La renoncule des glaciers occupe les éboulis et les fissures de rochers sur des sols pauvres en calcaire entre 2 300m et 3 200m. Elle fait partie des plantes détenant des records d'altitude dans les Alpes. Peu d'espèces ont développé comme elle de telles adaptations au climat rigoureux d'altitude. Très dépendante de la température, son habitat est menacé par le changement climatique.

 

 

Le recul de l'épicéa

L’épicéa, qui est aujourd'hui une espèce dominante à l'étage subalpin, risque de perdre son statut d’ici à 2100 au profit d'autres espèces plus adaptées à des températures élevées et à une eau moins abondante en été.